Retour au boulot…

Déjà 3 semaines depuis ma reprise du travail. Cette fois ci j’ai fait le choix de confiote Lapinette à la nounou dès maintenant, enfin, 3 jours par semaine… je la garde avec moi 2 demi journées au boulot ;).

Elle est donc chez la même nounou que Loupiote…

J’avais un peu d’appréhension surtout à cause de son reflux et des difficultés à la poser, mais, miracle, ça s’est franchement amélioré pile à temps pour que nounou ne soit pas débordée ! Je lui ai quand même trouvé un cocoonababy d’occasion car c’est là qu’elle dort le mieux, et elle dort moins chez nounou qu’avec moi je pense car moins portée mais ça se passe bien 🙂 après 3 semaines elle a bien pris le rythme.

Du coup bien sûr je tire mon lait pour qu’elle lui donne… après quelques essais c’est finalement avec la tétine Calma de Medela que ça se passe le mieux.

Tétine Calma, Medela

Elle est censée réduire le risque de préférence tétine/sein, parait que c’est marketing mais bon c’est un petit peu rassurant. En tous cas pour le moment pas de souci elle manifeste toujours autant d’entrain au sein 😉

De mon côté c’est toujours Medela qui m’accompagne avec le tire lait que j’avais acheté pour Loupiote (et peu utilisé au final mais je le rentabilise maintenant…), le Swing maxi… toujours très contente, petit, léger et facile à transporter !

Swing maxi, Medela

Lapinette boit environ 300mL par jour en 3 fois, quantité que j’arrive à tirer facilement sur une journée maintenant (j’approche du 1/2L même du coup je peux congeler un peu au cas où).

Et niveau fatigue et bien ma foi ça va plutôt bien puisque ma Lapinette ne se réveille plus qu’une fois par nuit voire zéro !!! Et oui, depuis plus de 10 jours je la pose dans son lit le soir vers 21h, soit endormie au sein soit dans le sling (dans ce cas il arrive qu’elle se réveille dans le quart d’heure qui suit mais re un coup au sein et elle replonge), et elle dort jusqu’à mini 3h du matin… une petite tétée et re dodo. Elle m’a même fait 2 grosses nuits, jusqu’à 7h30 une fois (où elle avait tétée à 22h30) et 6h30 une autre fois ! Y’a pas à dire ça fait du bien… du coup ce n’est pas trop dur au travail.

Quant aux demi journées où elle est avec moi, ça se passe bien, elle reste rarement endormie dans le cosy mais replonge en écharpe le matin, et les après midi je peux la poser dans le lit jusqu’à 16h… ensuite elle profite de l’arche d’éveil et reste assez calme jusqu’à 18h où elle a besoin de refaire un petit dodo alors zou en sling. Sur ces 2 demis journées j’évite de me mettre trop de rdv, je fais surtout paperasse et secrétariat/vente ;).

Bref tout se passe au mieux ! Et ça m’a fait du bien de reprendre aussi… l’impression de tourner en rond à la maison.

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Berceaux cododo

Pour Loupiote, nous avons très peu pratiqué le cododo quand elle était petite. Quelques fois carrément sur moi, sur mon ventre, moi redressée en cas de réveil systématique à la dépose, mais je n’étais pas fan (pas confortable faut bien le dire), elle a passé quelques jours dans son lit dans notre chambre au début puis son lit est retourné dans sa chambre, d’une part parce que je n’aimais pas voir celle ci vide de lit, d’autre part parce que ses petits bruits me dérangeaient et comme elle se réveillait (une fois partie pour sa nuit) toutes les 4h ça ne me posait pas de souci de me lever.

Pour Deuz, je me dis que cette fois ci, je n’aurais peut être pas la chance d’un bébé qui fait ses nuits très rapidement, et puis bon, le résultat de ne pas dormir avec elle c’est que quand les circonstances nous obligent à le faire je dors mal, peur de la réveiller, pas habituée à ses petits bruits… Et c’est un peu handicapant. En plus elle ne sait pas bien s’endormir quand on est là (sauf au sein) du coup.

Bref, j’aimerais tenter l’expérience du cododo, et m’accrocher un peu… donc pour réussir, mettre des atouts de mon côtés et investir dans un berceau cododo adapté.

Celui qui me fait de l’oeil mais qui n’est pas donné du tout, c’est le BedNest :

BedNest, 360€ environ

Il est canon, il est pliable et donc transportable, inclinable, en bois et tissu, et contrairement à ce qu’illustre la photo on peut abaisser complètement la paroi entre berceau et lit/la mettre sur notre matelas pour plus de facilité encore à attraper bébé.

Un classique ensuite, le BabyBay.

Babybay, entre 150 et 180€

Il existe en plusieurs couleurs, sa forme arrondie le rend plus cosy et il est transformable en petit banc par la suite.

Ils ont également sorti une version plus design mais aussi plus chère, le « Trend » :

Babybay Trend, environ 240€

Childwood, jolie marque belge, a également sorti un berceau cododo avec barrière coulissante plutôt chouette en blanc, gris ou bois naturel et à un prix sympa :

Berceau cododo Childwood, 129€

Le seul truc qui m’embête c’est que la barrière ne s’abaisse pas complètement et qu’il y a un rebord si le lit est bas…

Pour les budgets ricrac, on trouve sur Amazon la marque Fabimax, où pour 100€ tout compris on a berceau et matelas (pas forcément inclus pour les berceaux ci dessus !), ou même avec tour de lit, ciel de lit etc pour qq euros de plus :

Et puis, pour les fan de lit en tissu/grandes voyageuses qui souhaitent une version lit parapluie, Chicco a sorti le Next2me, qui peut donc aisément se replier et voyager… il existe en plusieurs couleurs. J’accroche moins avec l’esthétique mais ça peut être pratique !

Chicco Next2me, environ 180€

Voilà un petit tour d’horizon. Ce n’est pas une liste exhaustive il y en a d’autres mais ce sont ceux qui ont retenu mon attention pour diverses raisons… Maintenant pas de précipitation, on verra, peut être bien même après la naissance ;).

Bientôt 18 mois…

Loupiote grandit. Dans 4 jours elle aura 18 mois.

Ce n’est pas encore une petite fille mais ce n’est clairement plus un bébé non plus… une petite bambine donc.

Comme prévu, nous sommes en cours de sevrage. C’est un peu dur pour mon petit coeur de maman mais tout se passe bien… j’ai commencé juste après son baptême car de voir d’autres bébés boire au biberon à ce moment là l’a motivée à prendre le sien ! Miracle ! Donc je me suis mise à proposer le biberon la journée à la place des tétées qu’elle réclamait en me tirant le tshirt (un peu dur au début), j’avais décidé de ne garder que matin et soir. Puis j’ai proposé aussi le matin après la tétée pour compléter car je sentais ma production diminuer, au début elle ne prenait que 60 à 100mL puis un beau matin elle m’a vidée le biberon de 260mL. Depuis je continue à proposer la tétée en premier quand j’ai le temps mais les jours où elle va chez nounou c’est direct un biberon et en revanche on se garde la tétée de retrouvailles du soir.

Nous n’en sommes plus qu’à une tétée par jour, parfois 2, et je pense que d’ici la fin du mois ça sera fini… elle ne réclame quasi plus en tirant le tshirt, en général c’est moi qui lui propose.

Je suis contente car je suis arrivée à mon objectif de 18 mois et elle le vit bien… Par contre ça la fait pas plus manger à côté lol.

A côté de ça, elle pousse bien, trotte toujours, son vocabulaire s’enrichit doucement, à côté de papa et maman nous avons droit à des merci (eci), chat, gâteau (ato), « bateau sur l’eau » (aaaato suuuu yo) qu’elle nous chante… le tout avec une prononciation assez approximative il faut bien le dire mais parfois nous avons un éclair de génie et nous saisissons une nouvelle expression (comme ce matin, alors qu’il pleuvait : « odeuyo ! » « oh oui de l’eau ma chérie ») ;).

Elle maitrise montée et descente des escaliers (bon n’a juste pas le réflexe de se retourner en haut mais une fois mise en place pas de souci), a décidé que 4 doudous c’était mieux qu’un (le matin, au sortir du lit, faut tout embarquer, même si après ZE doudou lui suffit…), est toujours aussi adorable et chipie.

Niveau portage, l’ergobaby étant limite en hauteur de tablier, je suis passée à la taille supérieure avec un modèle « toddler » (bambin) cousu par une couturière (Fan’freluche pour sa page facebook) dans du colimaçon (tissu d’écharpe basique) et mon seul score Solnce à ce jour (oui j’ai réussi une fois !), un scrap de Genesis Fur Elise ;). Essayé et approuvé ce WE…

Préformé en colimaçon et Genesis Fur Elise
Préformé en colimaçon et Genesis Fur Elise

Je continue à porter en écharpe bien sûr mais le préformé a l’avantage de la rapidité faut bien le dire, et de moins effrayer les gens lors de la mise au dos en public ;).

Bref, toujours beaucoup, beaucoup de bonheur…

L’allaitement, jusqu’à quand ???

L’allaitement, je suis partie dedans sans idée précise de quand j’arrêterais. Je savais avant de commencer une partie des problèmes qu’on pouvait rencontrer et j’étais prête à les affronter, je savais que je voulais allaiter au moins 6 mois, avec un premier objectif de 3 mois minimum en tête… Je connaissais aussi la notion d’allaitement long et de sevrage naturel mais ça me semblait juste utopique en travaillant.

Et puis, j’ai repris le travail aux 2 mois et demi de ma fille… avec elle. Le papa ne se voyait pas la confier si petite à une étrangère, je n’avais pas envie d’arrêter l’allaitement, l’arrangement nous convenait. Je suis donc parvenue sans encombre à 3 mois, et puis, comme ça se passait bien, on a continué, 6 mois, puis 8 mois… la garder avec moi devenait difficile, j’ai donc trouvé une nounou pour ses 9 mois. J’appréhendais la variation des tétées entre les jours où elle était gardée et les jours où elle était avec moi mais mon corps s’est vite adapté, pas eu d’engorgement et ma fille tétait sans soucis les jours où elle était avec moi même sans entretien au tire lait (je l’ai fait qq jours et puis comme elle ne voulait pas du lait ça m’a un peu gonflée donc j’ai arrêté). Depuis ses 6 mois mon objectif avait évolué déjà, je me voyais bien atteindre les un an.

Les mois ont passé, les un an ont été atteints. J’en ressens une certaine fierté il faut bien le dire, je suis toujours heureuse de ces moments partagés… mais je commence aussi à songer à arrêter. Il faut dire que nous venons de passer une dizaine de jours difficiles avec les fêtes qui ont perturbé son rythme et un gros rhume avec toux, nous n’arrivions plus à la coucher avant 23h les bons jours (jusqu’à 1h ou 2h du matin parfois)… elle hurlait au coucher, j’ai du la rendormir au sein plusieurs soirs, et même si j’étais contente d’avoir cette « arme » à portée de main, elle tétouillait à vide mettant mes tétons à rude épreuve, me donnant envie de tout envoyer valdinguer… Ça va mieux mais ça m’a fait réfléchir, et si le sevrage naturel (soit à partir de 2,5 ans et ça peut aller jusqu’à 4 ans selon l’enfant…) ne me rebute pas, le co allaitement (allaiter 2 enfants d’âge différent) si… et je ne compte pas attendre le sevrage pour mettre en route un 2ème bébé ;).

Du coup je pense que d’ici ses 18 mois, on pensera sérieusement au sevrage s’il ne s’est pas fait seul avant (car la lactation diminuant pendant la grossesse et le lait changeant de goût, certains enfants se sèvrent seuls à ce moment là, vers 3-4 mois de grossesse… Je compte un peu là dessus j’avoue, mais si elle ne le fait pas seule, comme les tétons deviennent sensibles aussi, je pense que j’aiderais !). J’admire les mamans qui allaitent 2 ans et plus, je trouve ça vraiment beau, mais co allaiter je ne le sens vraiment pas pour le moment… si vraiment je n’arrive pas à la sevrer pendant la grossesse j’y re songerais, mais cet article de Working mama met des mots sur mes appréhensions et je pense le vivre de la même manière qu’elle. Je suis déjà très heureuse de mon parcours, chaque mois au delà des un an est un bonus pour moi, et si tourner la page sera certainement un peu dur pour toutes les 2 ça sera aussi sans regrets !

Les semaines internationales…

2 semaines qui s’enchainent.

La semaine dernière, c’était la semaine internationale du portage (SIP). Et effectivement, j’ai bien porté, vu qu’on était en vacances et sans poussette… Minimum 1h par jour puisque la sieste du matin se faisait en écharpe ou sling, et puis pour tous les déplacements, dans le train…

J’ai renoué avec la joie d’un bébé endormi tout contre soi (ça devenait rare), d’un bébé câlin, qui chouine de fatigue et se calme dès qu’il voit l’écharpe…

Sieste en sling Fidella
Sieste en sling Fidella

Pendant cette semaine, j’ai croisé beaucoup, beaucoup de poussettes. A chaque fois je me demande si elles aussi portent mais pas aujourd’hui, si elles me considèrent comme une extra terrestre, si elles ont envisagé le portage mais ont trouvé ça trop compliqué… Je ne sais pas, je suis curieuse, entre internet et les copines qui y sont nombreuses à porter et la vraie vie, j’ai toujours l’impression qu’il y a un fossé. J’ai quand même vu un bébé porté par son papa en Boba (je pense), un bébé allaité en PESN en train d’être transvasé endormi dans la poussette, et à la gare, un bébé en ergo dans le dos de sa maman et un en JPMBB… et heureusement, pas mal de bébé à bras pendant que le conjoint pousse une poussette vide… 😉

Et puis le dernier jour, une petite phrase qui fait du bien, 2 personnes âgées et leur fille, la mamy et sa fille qui discutent, le papy derrière qui me voit, et qui dit à sa femme « regarde c’est trop beau »… et qui viennent admirer, et regretter que de leur temps ça n’existait pas…

Et cette semaine, c’est la semaine mondiale de l’allaitement maternel (SMAM). Avec le thème « l’allaitement : un atout gagnant pour la vie ».

SMAM

Des manifestations ont lieu un peu partout en France, malheureusement à Dijon, à part une expo photo (que j’ai déjà vue car elle est affichée dans les couloirs de la maternité…), il n’y a rien. Ca m’aurait amusée de participer à une « grande tétée » mais ce n’est pas grave, nos petites tétées entre nous sont tout aussi bien ;). Nous serons à 10 mois d’allaitement à la fin de la semaine… je suis infiniment heureuse d’avoir réussi à ce que ça dure, et j’espère que ça durera encore, même si l’entourage est de moins en moins bienveillant, même le papa commence à en avoir marre qu’il n’y en ait que pour maman pour le réconfort… Mais je crois qu’allaitement ou pas, le réconfort, c’est de toutes façons maman…

L’allaitement est une aventure formidable à vivre…

J’espère que cette semaine aura permis aux femmes enceintes se posant la question de se renseigner, de prendre une décision, de tenter l’aventure…

Les pièges de l’allaitement…

Je suis tombée aujourd’hui sur un article très intéressant sur les « booby traps » ou pièges rencontrés lors de l’allaitement qui conduisent parfois – souvent… – à un échec de celui ci. L’article est américain mais je met permet de vous le traduire car je le trouve très réaliste…

Article d’origine ici

Quels sont les pièges de l’allaitement ?

Vous voulez connaitre la « vérité embarrassante » de l’allaitement ? La voilà :

On met la pression aux femmes pour qu’elles allaitent mais on les mènent à leur échec !

La plupart des mamans ne dépassent pas quelques semaines d’allaitement parce qu’on leur met des batons dans les roues de manière quotidienne avec des barrières culturelles et institutionnelles – ou comme nous les appelons, les pièges à nénés ! Pensez y. Pourquoi, tout d’un coup, pour la première fois depuis des millénaires, les femmes ont elles peur de ne pas être capables de produire assez de lait pour leurs bébés ? Pourquoi entendons nous autant d’histoires à propos de femmes qui ne « pouvaient pas » allaiter, ou que c’était difficile, ou duloureux ? Pourquoi si peu de femmes arrivent aux objectifs recommandés ? Est ce que nos seins ont muté ? Est ce que nos bébés ont muté ? Bien sûr que non !

C’EST UN FAIT : les mamans tombent dans les pièges à nénés ! Voici un instantané de comment les femmes expérimentent les pièges à nénés – veuillez noter, c’est juste un instantané, ça ne couvre pas TOUS les pièges qui empêchent les mamans de réussir et il peut y avoir des mamans pour lesquelles seulement quelqu’uns sembleront vrais. Il y a beaucoup, beaucoup de professionnels et d’institutions merveilleux qui aident les femmes avec des efforts herculéens. Mais juste pour vous metre à la place  de ce qui constitue actuellement la majorité des mamans qui prévoient d’allaiter, prétendez que c’est vous – malheureusement, c’est déjà arrivé à beaucoup d’entre vous :

Votre mère (ou belle-mère, ou mentor) n’a pas allaité, donc elle ne peut pas vous montrer comment faire, partager son expérience, ou vous prévenir de ce à quoi vous pouvez vous attendre. Il n’en est pas de même avec les rots et les couches. Au pire, nos mères  peuvent être gênées par l’allaitement, avoir un sentiment de culpabilité ou de colère non résolu, être la proie de mythes et de désinformation, et peuvent intentionnellement ou non nous saper. Bien que nous comprenons que la génération précédente n’était pas au point là dessus, comme pour les ceintures de sécurité ou la crème solaire, c’est un problème difficile à gérer quand nous sommes à notre plus vulnérable en tant que nouvelles mères. Au mieux, nos mères veulent nous soutenir, mais ne savent pas comment. – Piège à nénés culturel !

Vous avez fait une préparation à la naissance, et vous pensez que vous êtes prête, mais un cours d’un heure seulement a été consacré l’allaitement, ou vous avez pris un cours consacré à l’allaitement à l’hôpital, mais qui contenait, non connu de vous, des mythes et des désinformations et a été donné à un hôpital qui n’a pas un bon taux d’allaitement à long terme (demandez combien de mamans quittent l’hôpital en allaitant exclusivement si vous voulez réellement savoir leur implication). – Piège à nénés institutionnel !

La plupart de vos amies n’ont pas allaité, ou peut être que vous êtes la première du groupe à avoir un bébé, du coup vous n’avez pas de groupe de vos pairs vers lequel vous tourner pour du soutien, des questions et de l’inspiration. Si vos amies ont allaité, elles ont eu des difficultés non nécessaires à cause des barrières, alors elles vous racontent des histoires d’horreur qui vous effrayent, sans aller chercher les causes primaires de leurs souffrances, ou elles n’approuvent pas si vous allaitez en public. – Piège à nénés culturel !

Votre meilleure amie partage avec vous des histoires d’avoir été jugée, ou culpabilisée pour voir donné à son bébé du lait en poudre par des partisanes trop zélées de l’allaitement – ou devrions nous dire des militantes (celles ci peuvent être de parfaites étrangères, des partisanes en colère, et même des professionnels de la santé !) – ce qui vous met sur la défensive et pourrait vous rendre moins motivée à allaiter exclusivement. – Piège à nénés culturel !

Votre gynéco/obst vous parle à peine des choix de mode de nourrissage, parce qu’il/elle n’a pas le temps avec son emploi du temps déjà surchargé, et s’attend à ce que le pédiatre prenne la relève concernant ce choix. Or au moment où la mère voit le pédiatre, déjà bien trop de temps s’est écoulé, et les problèmes ont déjà pu s’installer. Ou il/elle est fatigué d’encourager les mères à allaiter pour seulement les voir s’arrêter sous la pressions de la famille et des pairs, ou pour voir son travail sapé par des mauvais conseils à la maternité. – Piège à nénés institutionnel !

Vous avez donné naissance dans une des maternités qui n’est PAS une de celles accrédité par l’Initiative Hôpital Ami des Bébés (IHAB), et ne suit pas le protocole éprouvé pour aider les mères à réussir l’allaitement, du coup c’est comme commencer une course en tongs bien derrière la ligne de départ – et heure après heure, vous faites face à des pièges. Peut être que vous avez aussi accouché dans une maternité avec un taux très élevé de césariennes et gestes invasifs, ce qui nuit à l’allaitement. Il est tout à fait possible d’allaiter après une césarienne mais peut être que votre maternité ne suit pas le protocole pour l’allaitement après une césarienne. – Piège à nénés institutionnel !

Il n’y a pas de consultante en lactation certifiée (IBCLC) dans l’équipe de la maternité où vous avez accouché, ou elle ne vient pas dans votre chambre malgré vos demandes répétées, jusqu’à la dernière seconde, si ellevient, parce qu’elle est à temps partiel, ou est débordée. Ou encore elle est en burn out à cause d’un métier stressant et mal payé et ses manières vous découragent. Ou c’est une « spécialiste en lactation » sans le vrai diplôme international. Ou, si vous avez la malchance d’accoucher un vendredi, vous pouvez sortir de la maternité sans la voir avant qu’elle ne revienne le lundi ! (en France où le séjour est plus long ce soucis sera plus rare ;)). Piège à nénés institutionnel !

Votre bébé né à terme, en pleine santé, est complémenté de manière non nécessaire à la maternité avec du lait en poudre, parfois à l’encontre de vos désirs que vous aviez énoncés, qu’il y ait ou non une indication médicale. Ceci arrive dans 25% des maternités (aux USA) et est une des raisons pour laquelle le CDC a déterminé que le score moyen des maternités sur le soutien à l’allaitement était de 8/20. Imaginez si c’était le score pour la façon dont les hôpitaux gère les crises cardiaques ou les cancers du sein ! – Piège à nénés institutionnel et culturel !

HS en France, merci la sécu et l’interdiction de donner des échantillons de LA : Vous êtes sortie de la maternité avant la montée de lait et avant d’avoir pris le coup de main (2 jours pour une voie basse sans complications  ; le lait mature en général commence à apparaitre entre 2 et 5 jours) et l’assurance maladie ne couvrira pas un plus long séjour. Votre cadeau de sortie est un sac à couches rempli d’échantillons de lait en poudre ce qui a été démontré dans les études comme sapant votre confiance en tant que maman allaitante et réduit la durée probable de votre allaitement. – Piège à bébé institutionnel !

Parce qu’on a donné à votre bébé un biberon à la maternité sans qu’il n’en ait besoin, il a maintenant une mauvaise prise du sein : l’allaitement devient douloureux, vos seins sont engorgés parce que votre bébé n’arrive pas à vider correctement vos seins aussi souvent qu’il le devrait et vous devez chercher une consultante en lactation qui fasse des visites à domicile seulement pour vous rendre compte que ce n’est pas remboursé par la sécu. – Piège à bébé institutionnel !

L’horloge tourne et votre mari ou conjoint déteste vous voir souffrir et vous battre, du coup il vous dit « c’est pas grave de donner du LA, je n’ai pas été allaité et je n’ai pas de soucis », au lieu de vous aider à trouver un expert pour résoudre le problème. Il veut bien faire, mais il n’y connait rien. Vous aller voir sur internet et vous ne réalisez pas que vous nagez dans une mer de mauvaises informations, même venant de sites respectés sur la parentalité. Vous allez sur un site consacré à l’allaitement, et il est soit totalement non attractif, soit tellement scientifique que vous n’y comprenez rien. – Piège à nénés culturel !

Vous essayez de trouver une consultante en lactation pour vous aider, mais votre mutuelle vous demande à ce qu’elle soit agréée par eux. Vous ne vivez pas près d’un groupe de soutien comme La Leche League ou autre association de promotion de l’allaitement.

Disons que si miraculeusement vous êtes allée aussi loin, avez réussi à trouver de l’aide et êtes toujours en train d’allaiter. Vous n’avez pas encore récupéré physiquement de l’accouchement ou des interventions, et cependant on attend de vous que vous fassiez la maitresse de maison pour les invités qui viennent voir le bébé, et qui vont vous embêter pour les laisser donner un biberon au bébé. Vous vous efforcez peut être même de quitter la pièce à chaque fois que vous allaitez votre bébé, cependant votre belle mère et vos amis vous demandent « quand est ce que vous allez donner un biberon à ce bébé », sont sur la défensive, ou font des commentaires à votre mari qui perpétuent les mythes et la désinformation et sapent votre confiance en vous. – Piège à nénés culturel !

Votre pédiatre trace la courbe de poids de votre bébé sur l’échelle destinée aux bébés nourris au lait en poudre, et pense qu’il est sous nourri, sapant votre confiance en vous et votre estime de vous même. Si on le compare avec d’autres bébés allaités, votre bébé est en pleine santé et grandit bien, mais votre pédiatre ne sait pas que les bébés allaités ont une croissance différente donc il vous recommande de compléter avec du lait en poudre. – Piège à nénés institutionnel et culturel !

Vous posez une question à votre pédiatre à propos de l’allaitement, mais comme seuls les plus récemment diplomés ont eu des cours sur la lactation humaine, il ou elle ne peut pas répondre à vos questions. Votre pédiatre peut avoir ses propres biais culturels non reconnus contre l’allaitement, et recommande le lait en poudre au lieu de vous aider à résoudre les problèmes rencontrés pour l’allaitement. – Piège à nénés institutionnel !

A l’issue du congé maternité (même si en France c’est mieux qu’aux USA…), vous pouvez avoir l’impression que vous devez retourner au travail alors que vous venez juste de bien comprendre comment fonctionne l’allaitement. Vous ne pourrez peut être pas négocier un emploi du temps flexible. – Piège à nénés institutionnel et culturel !

Bien souvent, surtout si vous êtes un col bleu, vous devrez vous battre avec votre employeur pour les pauses tirage. Vos collègues qui fument ont un fumoir avec télé (euh… pas en France ;)) mais vous devrez trouver un placard à balais vide ou des toilettes avec prise électrique. Vous devrez supporter les commentaires désobligeants ou les ricanements des collègues. Vous n’avez aucune protection contre la discrimination ou d’être licenciée. – Piège à nénés institutionnel et culturel !
Si vous êtes une mère au foyer, on attendra de vous que vous RESTIEZ A LA MAISON, et que vous ne nourrissiez pas votre bébé pendant que vous faites des courses, emmenez le grand frère au match de foot ou que vous alliez à la poste ; vous ferez face à des regards réprobateurs et vous risquerez de vous faire mettre en dehors des magasins, avions, restaurants et du centre commercial. Vous devrez avoir la même endurance et la même persévérance qu’un athlète essayant de courir en tongs en étant hué par la foule. – Piège à nénés culturel !
Quelque part sur cette route, cet échantillon gratuit de lait en poudre (ou la boite de lait achetée « au cas où »…) commence à devenir attirant, et peut être que quelques uns des messages publicitaires pour le lait en poudre ont fait leur chemin dans votre subconscient ; les bébés souriants, les soit disant vertus de leur lait, le faux portrait de santé et vitalité tant bien même que votre cerveau rationnel, des professionnels de la santé et experts partout sur la planète savent très bien que les bébés nourris au lait artificiel, et leurs mamans, sont en réalité plus à risque d’avoir des complications, des infections, et des maladies à court et long terme comme le cancer du sein, le cancer des ovaires, du diabète et de l’obésité. – Piège à nénés institutionnel et culturel !
Si vous ne pouvez pas allaiter, ou jetez l’éponge ce que la plupart des jeunes mères font de manière fort compréhensible (les 77% -chiffres américains – qui commencent à l’hôpital tombent à environ 30% d’allaitement exclusif autour de 3 semaines), vous expérimenterez une réprobation sociale, et une pression de ne PAS avoir allaité, vous laissant penser que vous êtes damnée si vous le faites et damnée si vous ne le faites pas… – Piège à nénés culturel !
Pas jojo, hein ? On aimerait que ce soit une histoire inventée, mais comme beaucoup d’entre vous le savent déjà, ceci est la stricte vérité pour la plupart des mères souhaitant allaiter. Et il y a beaucoup, beaucoup plus de pièges à nénés que ceux que nous avons listé ici – comme une réduction mammaire mal réalisée.

Si c’est votre histoire, les batailles et souffrances que vous avez expérimentées pendant que vous essayiez d’allaiter avec tant d’obstacles sur votre chemin et si peu de soutien ont pu vous conduire à avoir des sentiments de culpabilité, tristesse et auto accusation. Nous voulons que vous sachiez que nous comprenons et que ce n’est pas de votre faute ! Vous n’avez pas échoué, le système a échoué à vous soutenir ! La plupart d’entre vous aurait pu réussir s’il n’y avait pas eu les pièges à nénés ! Partagez votre expérience pour que d’autres mères ne tombent pas dans les mêmes pièges… Vous, nous, nos bébés, l’humanité, la planète – nous méritons tous le meilleur !

En savoir plus : http://www.bestforbabes.org/what-are-the-booby-traps/#sthash.V5vg9WCL.dpuf

Allaiter au XXIème siècle…

Evidemment, allaiter aujourd’hui n’est pas très différent d’allaiter au temps de nos grands mères ou de nos ancêtres : il faut une paire de seins et un bébé.

Cependant, l’arrivée des préparations infantiles (ou « lait maternisé » même si on ne doit normalement pas l’appeler comme ça) a révolutionné la donne : avant, on n’avait pas le choix (ou on prenait une nourrice) mais maintenant, on l’a…

Alors, à l’heure actuelle où le biberon peut être vécu comme une libération (le papa peut le donner y compris la nuit, la maman peut confier son enfant sans soucis, pas de contraintes alimentaires, pas de problèmes de fuites de lait…), pourquoi allaiter ?

A mon sens… (je précise que je respecte le choix de chacune. Ceci doit rester un choix et non une contrainte, si on n’a pas envie d’allaiter, faut pas se forcer ; mais autant le faire en toute connaissance de cause !)

1. Parce que l’OMS le recommande : allaitement maternel exclusif pendant 6 mois idéalement. Alors en vrai cette recommandation est à l’origine surtout destinée aux pays où les conditions d’hygiène font qu’un biberon de lait en poudre peut être pas terrible du fait de l’eau utilisée. En France, que ce soit avec de l’eau en bouteille ou de l’eau du robinet, aucun risque sanitaire avec un biberon de lait en poudre ! Mais… pas de ces précieux anticorps dans le lait en poudre, ces anticorps qui aident grandement à améliorer la santé des bébés nourris au sein. Ca ne veut pas dire qu’ils seront forcément moins malades (ceci dit ma puce n’a pour le moment rien eu *touche du bois*) mais cela limite grandement les infections gastro intestinales. Et puis on a beau tenter de le reproduire au mieux, le lait maternel est inimitable… sa composition varie au cours d’une tétée, au fil des mois, pour s’adapter au mieux aux besoins du bébé, et ça, impossible avec le lait en poudre.

2. Parce que c’est pratique. Pas de biberon à réchauffer (même si certains donnent à température ambiante), à nettoyer voire stériliser, pas de délai minimum de 3h à attendre, le lait est là, dispo, à la bonne température. On ne se pose pas de questions, le bébé pleure, on peut lui donner le sein sans avoir à le faire patienter (même si c’est plus pour le consoler, après un vaccin par exemple, que pour un vrai besoin nutritif… vive les tétées câlin !). Pas besoin de balader l’eau, le lait, le biberon et s’encombrer d’un gros sac à langer pour la moindre sortie… une couche glissée dans le sac à main, qq lingettes pour être parée à toute éventualité…

3. Parce que c’est naturel. L’homme est un mammifère, ça fait partie de ce que nous sommes. Et puis j’ai été allaitée moi même (même si passée au mixte rapidement faute d’informations…), j’ai vu mes tantes, des amies allaiter, bref, pour moi ça m’a toujours semblé couler de source. Je ne suis pas particulièrement prude et allaiter en public ne me gêne pas par ailleurs.

4. Accessoirement, c’est également bon pour la santé de la mère : on diminue les risques de cancer du sein, ça aide à perdre le poids pris pendant la grossesse… (à 3 mois post accouchement, j’en suis à -1kg par rapport à mon poids d’avant grossesse, youpi !).

5. C’est un moyen de prolonger ce corps à corps, cette fusion qu’a été la grossesse… voir ma puce au sein, téter goulument, sa petite main agripper mon tshirt, caresser la peau, puis ralentir, les yeux se fermer, pour enfin s’endormir paisiblement et béatement… J’adore, et je ne suis pas prête à y renoncer…

Bref, il y aurait encore beaucoup d’autres arguments, voici ceux qui ont compté pour moi. L’allaitement, j’y tenais, je voulais vraiment y arriver… Du coup je n’ai pas baissé les bras même en rencontrant des difficultés… On en parle souvent mais elles ne sont pas toujours si évidentes à résoudre ! Alors voici ce qui m’a aidé pour un allaitement qui maintenant roule…

1. Les crevasses et douleurs : on le dit on le répète, elles sont liées à une mauvaise position. Le bébé doit être face au sein, son ventre contre le ventre, oreille, épaule et hanche alignées, il doit ouvrir grand la bouche et prendre une grosse « bouchée de sein » etc etc. La théorie je la connaissais. Oui mais… au bout de 3 jours dans mon cas, j’avais des crevasses qui saignaient malgré la crème et la position, je serrais les dents, et ma puce en pic rapprochait les tétées… je suis donc allée demander conseil à une auxilliaire en puériculture à la maternité qui m’a donné un bout de sein. Ouf, miracle, la douleur s’est estompée. Sauf que quand j’ai voulu les retirer, au début, ma puce n’y arrivait plus sans. Donc j’ai laissé courir… et puis un peu avant ses 2 mois, j’en avais marre de ce truc à laver, j’ai voulu arrêter de nouveau. Cette fois ci pas de soucis pour lui faire reprendre le sein « nu » (en tirant un peu sur le téton pour l’allonger avant) mais très vite j’ai eu de nouveau mal et des crevasses, je sentais pendant la tétée que ça frottait, j’avais l’impression qu’elle pinçait avec ses gencives latéralement et effectivement mon téton ressortait pincé… Je suis donc allée à une réunion de la Leche League (qui ne sont pas que des gros hippies soixante huitards soit dit en passant… vraiment, si vous voulez vous renseigner avant, allez à une de leur réunion !) pour faire vérifier ma position. Celle ci était bonne, mais en rentrant à la maison, toujours mal… du coup j’en suis arrivée à me dire que ce n’était pas moi le problème, mais elle, que la prise en bouche n’allait pas (surtout après le bout de sein qui fausse le truc). Du coup, dès que j’avais mal, je la faisais lâcher et reprendre jusqu’à ce que ça soit supportable. En une semaine ça allait déjà bien mieux, après 3 semaines je n’ai plus aucune douleur (à part un peu au début quand le sein est très rempli le matin) et j’ai même arrêté de mettre de la crème, plus besoin !
Donc vos alliés anti crevasses sont : une crème à la lanoline purifiée (Lansinoh, Medela…), si vous préférez des compresses de votre lait (celui de fin de tétée qui est gras), des bouts de sein (après plusieurs essais de marques, je suis revenue au Medela donné à la maternité) le temps de faire cicatriser les crevasses si vous en avez mais à retirer dès que possible de préférence (la vidange du sein n’est pas aussi bonne avec que sans et la façon de téter du bébé est modifiée), et si vraiment le moindre frottement est insupportable, il existe des petites coupelles en argent à mettre sur le bout des seins qui aident à la cicatrisation et permettent d’éviter tout contact douloureux (les silverettes)… Sans oublier une bonne position, pour vous ET pour votre bébé ! (il en existe plusieurs, je ne reviendrais pas dessus car d’autres sites l’expliquent très bien : celui de la Leche League à tout hasard…)

Crème lanoline de Medela
Crème lanoline de Medela
Bouts de sein Medela

2. La mastite : la mastite, c’est l’inflammation du sein, qui provoque une douleur souvent localisée (contrairement à l’engorgement où c’est plus général, comme ce qu’on rencontre lors de la montée de lait) et une douleur à la tétée du sein. Elle est souvent accompagnée de fièvre qui peut être forte (39°C dans mon cas…) mais celle ci ne signale pas une infection ou abcès pour autant, pas de panique ! Les causes ? Un engorgement, un soutien gorge qui sert trop, avoir dormi sur le ventre, pas assez de repos, un canal lactifère bouché… Le traitement ? Se reposer déjà, et faire téter le sein atteint le plus possible pour le vidanger, de préférence en orientant le menton de bébé vers la zone douloureuse (qui peut être rouge et chaude) pour en faciliter le drainage. Cela peut nécessiter un placement en « ballon de rugby » si d’habitude vous allaitez en madone. Une autre possibilité est en « louve », bébé allongé sur le lit, vous à 4 pattes au dessus, pas très confortable mais efficace parait il… En 2 ou 3 jours vous devriez sentir une nette amélioration. C’est en arrêtant d’allaiter avec ce sein de peur que ce soit mauvais pour le bébé ou à cause de la douleur que vous risquez que ça dégénère en abcès ce qui est déjà bien plus embêtant.

3. Le REF : ou réflexe d’éjection fort. Le réflexe d’éjection se met en place après quelques succions de bébé : le lait se met alors à couler tout seul, en jets. Quand il est trop fort, bébé peine à avaler et suivre le rythme, s’étouffe, recrache, peut même refuser le sein (parfois plus fort sur un sein que sur l’autre)… La solution, soit tirer un peu avant de donner le sein, soit faire lâcher le sein et laisser couler un peu sur un sopalin ou le coussinet le temps que ça se calme…

Enfin, quels sont les petits plus pour vous faciliter l’allaitement ?

Les vêtements : bien sûr, des soutien gorges adaptés avec bonnet détachable (certaines y arrivent avec des SG normaux, moi, bof…). On dit de prendre une taille au dessus de la taille que vous faites en fin de grossesse (si vous faisiez du 95C, prenez un 100C). Achetez en un ou 2 puis rachetez en une fois la montée de lait passée et la taille « définitive » acquise… Il en existe plein de modèles dont certains très jolis, le net offre du choix, que ce soit sur Mamanana, Envie de fraises, ou sur des ventes privées pour en avoir à petit prix… Sans armatures, c’est plus confortable pour la nuit (à moins que vous n’arriviez à dormir sans, mais dur au début avec les fuites…).
Des hauts adaptés sont aussi agréables même si on peut faire sans (chemisiers, tshirt ample sur débardeur)… il en existe tout plein de modèles sur les sites déjà cités, à vous de faire votre choix !

Les coussinets d’allaitement : indispensables au début tant que la régulation ne se fait pas bien, on peut finir par s’en passer au bout d’un certain temps la journée (la nuit moins). Jetables ou lavables, les 2 existent… J’ai commencé avec des jetables, Bébé confort et Avent, j’ai trouvé les 2 bien, les Bébé confort un peu plus confortables mais très grands. Je suis passée aux lavables assez récemment avec un lot de ces 2 mêmes marques, même reproche, les Bébé conforts ont un diamètre énorme… Je les met plutôt la nuit du coup car sinon ils sont assez visibles même sous les vêtements. Les 2 absorbent bien (contrairement aux carrywell reçus dans la mum box que j’ai du jeter, inefficaces…).

Le tire lait : de quoi vous permettre de concurrencer les « biberonneuses » au niveau liberté ! A éviter pendant la montée de lait pour ne pas surstimuler les seins, il vous permet de tirer à l’heure d’une tétée si bébé n’est pas avec vous, de faire du stock pour la reprise du travail et éviter de passer au lait en poudre, de faire donner un biberon à papa de temps en temps… (éviter de lui filer la tétée de nuit, c’est là qu’on produit le plus et cette tétée participe à une bonne lactation sur le long terme – ceci dit une fois que bébé fait ses nuits n’allez pas le réveiller pour autant !).
Le tire lait manuel est peu encombrant et permet de dépanner, cependant certaines le trouve trop peu efficace. Pour ma part j’ai acheté un Bébé confort (celui qu’on trouve en grande surface) en attendant de pouvoir louer un électrique et au final j’ai fait 2 mois et demi avec car j’arrivais sans soucis à tirer 100mL sur un sein en 5 minutes le matin.
Le tire lait électrique, plus efficace, se branche sur secteur ou allume cigare ou peut fonctionner sur batterie. Simple ou double pompage (les 2 seins en même temps), il peut être acheté si vous comptez le rentabiliser sur plusieurs enfants ou l’utiliser longtemps (100 à 300€ selon les modèles) mais la rolls royce est à louer en pharmacie (car plus de 1500€ à l’achat…), c’est le Symphony de Medela : tire lait physiologique double pompage, silencieux et efficace… La location est remboursée en grande partie par la sécurité sociale sur ordonnance, restera environ 30€ par mois de votre poche (variable selon les pharmacies).

Tire lait Symphony, Medela
Tire lait Symphony, Medela
Tire lait Swing maxi de Medela, 259€ sur Amazon (existe en simple pompage à 149€)
Tire lait manuel bébé confort, environ 35€ en grande surface

Bien sûr il va falloir le donner au bébé ce lait… éviter avant 6 semaines pour éviter une préférence tétine/sein. Certains sont contre le biberon et préconiseront de le donner à la cuillère, à la tasse à bec ou à la Softcup (Medela encore)…

Softcup Medela

Sinon vous pouvez essayer de choisir un biberon avec tétine la plus physiologique possible. Pour ma part j’ai pris des Mam et pas de soucis, sinon il y a la tétine Calma de Medela qui vaut cher mais est une des mieux. Enfin le petit dernier, le biberon de Mimijumi dont la tétine rappelle la forme et la couleur du sein semble pas mal…

Biberons Not so hungry et Very hungry de Mimijumi

Pour stocker le lait, il existe des petits pots (Avent notamment qui peuvent resservir pour les purées) ou des sachets de conservation (Lansinoh, Ameda, Bébé confort and co) si vous souhaitez le congeler. Je trouve les sachets pratiques car moins encombrants surtout si on ne remplit pas complètement… On peut aussi congeler dans des bacs à glaçons, ça permet de faire des mini portions et d’ajuster au mieux pour ne pas gaspiller !

Voilà pour ce petit feed back sur l’allaitement… en espérant que l’aventure dure encore longtemps !